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12 juillet 2026 · Le décryptage #Les144

Mesure 51 : maintenir la LPM et viser 3,5 % du PIB pour la défense en 2035

La mesure 51 du programme Les 144 part d'un engagement international déjà signé : au sommet de La Haye, en juin 2025, la France a promis de porter ses dépenses militaires à 3,5 % du PIB en 2035. La fiche propose de le tenir en maintenant intégralement la loi de programmation militaire 2024-2030 (413,3 Md€), avec un jalon vérifiable à 2,5-2,8 % du PIB en 2030 et une accélération du porte-avions de nouvelle génération. Coût affiché : 12 à 16 Md€ par an en régime.

Le problème, d'abord

La fiche fixe d'abord le point de départ budgétaire. La mission Défense 2026 s'établit à 57,1 Md€ hors pensions. Ce niveau est celui à partir duquel la trajectoire doit être appréciée.

Elle rappelle ensuite l'engagement pris par la France sur la scène internationale. Au sommet de l'OTAN à La Haye, en juin 2025, la France a souscrit à un objectif de 3,5 % du PIB de dépenses militaires en 2035. La mesure inscrit sa proposition dans ce cadre, en anticipant explicitement l'hypothèse d'un désengagement américain, et cite parmi ses références la Boussole stratégique de l'Union européenne et le Zeitenwende allemand.

Ce que propose la mesure

La mesure repose sur la continuité de l'effort déjà voté, puis son accélération.

Elle prévoit le maintien intégral de la loi de programmation militaire 2024-2030, soit 413,3 Md€. L'objectif, arbitré le 12 juin 2026, est de tenir l'engagement de La Haye — 3,5 % du PIB en 2035 — avec un jalon intermédiaire vérifiable à 2,5-2,8 % du PIB en 2030, financé ligne à ligne.

La fiche maintient les grands programmes d'armement en cours : Rafale, SCAF, MGCS, FDI et sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda. Elle propose d'accélérer le porte-avions de nouvelle génération « France Libre », en avançant sa livraison de 2038 à 2035-2036, sous revue annuelle publique.

Elle ajoute un plan munitions accéléré, désigné « ASAP France » : reconstitution des stocks stratégiques en dix-huit mois, avec un doublement de la production de 155 mm et de missiles. Enfin, la dissuasion nucléaire indépendante est présentée comme non négociable, avec le maintien du sous-marin lanceur d'engins de troisième génération, du missile M51 et des composantes aéroportées ASMP-A et ASN4G.

Sur la question du service militaire, la fiche indique qu'elle ne pré-tranche pas entre un service court obligatoire et un volontariat massif, et renvoie l'arbitrage à l'état-major et au Collège en 2027, sur des critères opérationnels.

Combien ça coûte

La fiche affiche un coût de 12 à 16 Md€ par an en régime sur le quinquennat, avec une montée en charge étalée jusqu'en 2035. Rapporté à la durée de programmation, cela représente selon la note un effort supplémentaire de 60 à 80 Md€ sur cinq ans.

Le chiffrage est classé « Chiffré » et rendu public. La fiche précise que ce surcroît de dépenses est couvert par les recettes du programme, sans lui affecter de recette dédiée propre. La progression n'est pas immédiate : elle est calée sur les deux jalons annoncés, 2,5-2,8 % du PIB en 2030 puis 3,5 % en 2035.

Où vérifier

La mesure s'appuie sur la loi de programmation militaire 2024-2030, ainsi que sur la Boussole stratégique de l'Union européenne et le Zeitenwende allemand, sources citées par la fiche. Le détail de la mesure 51 figure sur le site du programme : https://les144.fr/mesure/51-continuite-et-acceleration-de-la-lpm/.

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