Lancé le 09/06/2026 Rejoignez-nous

4 octobre 2026 · Le décryptage #Les144

Mesure 60 : un droit au répit garanti pour les millions d'aidants familiaux

Selon la fiche, entre 8 et 11 millions de personnes aident chaque jour un proche, alors que l'aide au répit est plafonnée à 583 € par an et que l'objectif actuel n'est que de 6 000 places. La mesure 60 garantit un mois de répit par an, crée 30 000 places en cinq ans et reconnaît un statut d'aidant familial. La fiche classe son chiffrage comme « à calibrer ».

Le problème, d'abord

Selon la fiche, entre 8 et 11 millions de personnes aident chaque jour un proche. Elles portent, écrit-elle, ce que l'État devrait porter avec elles. L'aide au répit qui leur est accordée est plafonnée à 583 € par an, le congé de proche aidant est limité à 3 mois, et l'objectif actuel n'est que de 6 000 places de répit.

La fiche cite la CNSA* (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) comme source, sans renvoyer à un document précis ni détailler l'origine de chacun de ces chiffres.

Ce que propose la mesure

La fiche prévoit les dispositions suivantes :

  • Un mois de répit garanti par an (28 jours), pris en charge intégralement par la solidarité nationale.
  • La création de 30 000 places de répit en cinq ans, contre une cible actuelle de 6 000.
  • L'abolition du plafond financier d'aide au répit, avec une couverture à 100 %.
  • Un statut juridique et fiscal d'« aidant familial » : trimestres de retraite validés (un an d'aide donne quatre trimestres), crédit d'impôt de 1 500 € par an, allègement de charges sociales si l'activité salariée est réduite pour aider un proche.
  • Un congé de proche aidant allongé à 6 mois, contre 3 aujourd'hui, rémunéré à 70 % du salaire net.
  • Un réseau « Pause Aidants » : des permanences gratuites dans chaque bassin de vie.
  • Un label « Aidants friendly » pour les employeurs qui accompagnent leurs salariés aidants.

La fiche relie cette mesure à d'autres : le bilan de santé républicain (mesure 45), les dispensaires (mesure 42), le statut de serviteur de l'État (mesures 22 à 27) et le casier vierge pour les personnels au contact de personnes vulnérables (mesure 11). Elle ne précise ni le calendrier de montée en charge des 30 000 places, ni la manière dont le statut d'aidant serait attribué ou contrôlé.

Combien ça coûte

Le résumé de la fiche annonce un coût de 2 à 4 milliards d'euros par an. En revanche, sa ligne budgétaire ne comporte aucun montant et porte le statut « Non chiffré — à calibrer (audit Collège) » : la fiche classe donc ce chiffrage comme à calibrer, et aucune note ne détaille la méthode de calcul.

Autrement dit, la fourchette de 2 à 4 milliards d'euros est une indication, pas un chiffrage consolidé. La fiche n'indique ni la répartition entre le crédit d'impôt, les places de répit et le congé rémunéré, ni d'éventuelles recettes en contrepartie.

Où vérifier

Le détail de la mesure figure sur sa fiche : https://les144.fr/mesure/60-droit-au-repit-garanti-pour-les-11-m-d-aidants-familiaux/. L'ensemble des mesures est sur https://les144.fr/mesures/, et le financement global du programme sur https://les144.fr/qui-paie/.

Source citée par la fiche : CNSA (https://www.cnsa.fr).

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Les mots à connaître*

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CNSA
Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie : la caisse qui finance l'aide aux personnes âgées et handicapées.