Lancé le 09/06/2026 Rejoignez-nous

Par où commencer

Cent quarante-quatre mesures, c'est beaucoup. Cette page en ouvre dix — celles que personne d'autre ne formule aujourd'hui. Lisez-les dans l'ordre, ou piochez : chacune tient en une minute.

La règle de la maison

  1. Aucune mesure n'est annoncée sans être chiffrée.
  2. Aucun chiffrage n'est présenté sans que la recette qui le couvre soit nommée.
  3. La trajectoire qui relie l'ensemble — année par année, jusqu'au solde — est publiée, pas promise.

Ces cent quarante-quatre propositions ne sont, à ce jour, portées par aucune candidature. Elles ont été écrites pour être reprises : par un mouvement, par une équipe, par une femme ou un homme qui aura la carrure de les porter devant les Français.

I.

Les dix hors norme

Les dix propositions qui suivent — dix-sept mesures du corpus — ont été retenues sur un seul critère : elles sont hors norme. Non pas parce qu'elles seraient extrêmes, mais parce qu'aucune autre offre politique ne les formule aujourd'hui, ni dans ces termes, ni avec ce niveau de précision, ni avec le financement en regard.

01
Gouvernance

Le Collège de gouvernance de l'État

Mesure 1

Le président garde le pouvoir de décider. Il perd celui de décider seul.

Le constat

La solitude présidentielle est absolue : Conseil d'État politisé, conseillers ministériels nommés au calcul partisan, aucun garde-fou expert et public entre la décision et son exécution. Dans le même temps, la confiance dans les institutions atteint son niveau le plus bas depuis 1958 — Présidence 22 %, Gouvernement 23 %, Assemblée nationale 27 % (Baromètre CEVIPOF 2025).

La mesure

Treize experts indépendants réunis autour du chef de l'État dès le premier jour du mandat — un par grand domaine : économie et finances publiques, défense, justice, sécurité intérieure, affaires étrangères et Europe, santé, éducation, écologie et énergie, souveraineté numérique et IA*, agriculture, culture et patrimoine, travail et cohésion sociale, outre-mer.

  • Désignation : le président choisit, mais sur des listes proposées par les Académies, les Cours suprêmes, les ordres professionnels et les sociétés savantes.
  • Profil exigé : n'avoir jamais brigué de mandat politique ni recherché la notoriété médiatique.
  • Mandat : cinq ans, unique, non renouvelable.
  • Pouvoir réel : avis publics obligatoires sur toute décision majeure. Le président peut passer outre — mais il doit motiver publiquement son désaccord.

Ce qui est hors norme

Aucune autre offre politique ne propose à un président de s'imposer à lui-même une contrainte d'explication publique face à une instance qu'il n'a pas entièrement choisie. Et cela ne demande aucune révision constitutionnelle : décret et loi organique suffisent, applicables au premier jour.

Coût
10 à 20 M€* / anFonctionnement du Collège
Effet attendu
Décision documentéeChaque avis publié intégralement
Des intellectuels, des spécialistes, des esprits brillants et intègres que la France compte par dizaines — on les trouve souvent sur les réseaux sociaux à défendre leur domaine sans chercher la promotion. Ils sont transpartisans. Ils forment ensemble le Conseil d'administration de l'État, pour des décisions concertées, expertes et représentatives.Louis-Henri ALIX, auteur des 144 propositions
02
Exemplarité · Référendum

Casier judiciaire vierge à vie pour toute fonction publique majeure

Mesure 11

Pour tenir une caisse dans une banque, il faut un casier vierge. Pour tenir le budget de la France, non.

Le constat

Tous les Français qui postulent à un emploi sérieux — banque, gendarmerie, école, sécurité — doivent présenter un casier judiciaire vierge. Pour devenir député, ministre ou président de la République, aucune obligation de cette nature n'existe. C'est une anomalie démocratique, et elle est admise depuis si longtemps qu'on ne la voit plus.

La mesure

Casier judiciaire vierge à vie exigé pour toute fonction publique majeure — élective ou nominative. La règle ne vise pas seulement les candidats aux élections : elle s'applique aussi aux fonctions de nomination, là où se prennent une grande partie des décisions.

Elle n'est pas votée par le Parlement : elle est inscrite dans la Constitution par référendum à l'automne 2027. Ce sont les Français qui l'imposent, pas les élus qui se l'appliquent à eux-mêmes.

Ce qui est hors norme

Personne ne soumet cette question au peuple. Elle ne coûte rien, elle ne demande aucun financement, elle produit son effet immédiatement — et c'est précisément pour cela qu'aucun appareil politique ne la porte. Une mesure sans coût qui ne passe pas, c'est une mesure qui gêne.

Coût
NulAucune dépense publique
Véhicule
Référendum, automne 20271er des sept référendums du quinquennat
Tous les Français qui postulent à un emploi sérieux doivent présenter un casier vierge. Mais pour devenir député, ministre ou président, aucune obligation. Cette anomalie démocratique cessera.Louis-Henri ALIX, auteur des 144 propositions
03
Exemplarité

Le Statut Serviteur

Mesures 2 à 4

La rémunération des gouvernants indexée sur le salaire médian des gouvernés.

Le constat

Restaurants subventionnés au Palais Bourbon, au Palais du Luxembourg et à l'Élysée : entrée, plat et dessert à 8 à 12 € pour des prestations gastronomiques — soit 10 à 20 M€/an de subventions invisibles. Budget annuel de la présidence de la République : 122,6 M€ en 2025, pour environ 825 collaborateurs. Ministres, préfets, ambassadeurs et dirigeants des grands corps disposent d'hôtels particuliers et de logements de fonction dont le périmètre n'est même pas consolidé publiquement.

La mesure

  • A — L'indexation. Indemnités parlementaires ramenées à deux fois le salaire médian des Français ; président de la République à trois fois. Pas un gel, pas un plafond arbitraire : un rapport fixe entre ceux qui décident et ceux pour qui l'on décide.
  • B — Les avantages de bouche. Fin des restaurants subventionnés et des avantages en nature de la haute fonction politique.
  • C — La présidence fonctionnelle. L'Élysée devient un musée vivant qui reçoit les chefs d'État ; le travail présidentiel s'exerce dans des locaux fonctionnels. Le patrimoine de prestige sans usage est cédé.

Ce qui est hors norme

Les autres promettent de « réduire le train de vie de l'État ». Une réduction se décide, puis se défait. Une indexation ne se défait pas : elle lie mécaniquement le sort des gouvernants à celui du pays. Quand la France s'appauvrit, ses dirigeants s'appauvrissent avec elle.

Économies
160 à 300 M€ / anPlus les cessions exceptionnelles
Portée
Symbolique et budgétaireElle conditionne la crédibilité de tout le reste
Quand vous vous enrichirez, ils s'enrichiront avec vous. Quand vous souffrirez, ils souffriront avec vous. La République redevient lisible, contrôlable, juste.Louis-Henri ALIX, auteur des 144 propositions
04
Finances publiques · Référendum

Règle d'or budgétaire constitutionnelle, trajectoire datée jusqu'en 2037

Mesure 77

Les autres annoncent des montants. Ici, le chemin est publié — année par année, avec le solde public à chaque jalon.

Le constat

  • Dette publique fin 2025 : 3 460,5 Md€*, soit 115,7 % du PIB* (INSEE*, comptes définitifs, mai 2026).
  • Charge des intérêts : 59 Md€ en 2024, 67 en 2025, 74 Md€ en 2026, projetée au-delà de 100 Md€ en 2029.
  • Elle dépasse déjà le budget de la Défense (~50 Md€) et talonne celui de l'Éducation nationale (~64 Md€). En 2029, les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que toute l'école de la République.
  • 310 Md€ d'émissions de dette à moyen et long terme en 2026 — record historique de la République.
  • Cour des comptes, 19 février 2026 : « risques significatifs sur la matérialisation des économies, sans réformes structurelles ».

La mesure

Une règle d'or budgétaire inscrite dans la Constitution par référendum à l'automne 2027, assortie d'une trajectoire datée jusqu'en 2037, jalon par jalon : 5,2 % de déficit en 2027, 4,5 % en 2030, 3,5 % en 2034, 3 % en 2037. Au-delà, aucune date n'est promise. Clause de souplesse de ±3 ans activable à la majorité qualifiée en cas de choc. Budget base zéro généralisé, mécanisme d'alerte automatique. Effort structurel : environ 14 Md€/an.

Ce qui est hors norme

Ce n'est pas la règle d'or qui distingue ce programme — d'autres la revendiquent désormais. C'est que la trajectoire est publiée intégralement, année par année, avec le solde public à chaque étape. Un montant s'annonce en trente secondes ; un chemin s'expose à la vérification.

Effort structurel
~14 Md€ / anJusqu'en 2037
Gain attendu
5 à 15 Md€ / anPrime de risque, à terme
Je veux gouverner comme un patron sérieux gère son entreprise : avec une comptabilité tenue, des comptes audités, des dépenses justifiées. Pas en 12 mois — en 12 ans : un mandat pour réparer, un mandat pour redresser.Louis-Henri ALIX, auteur des 144 propositions
05
Travail et entreprises

Zéro charge sur les trois premiers salariés — et la recette qui la paie

Mesures 6 et 7

Zéro charge patronale sur les trois premiers salariés d'une TPE*. Et la recette qui la finance est nommée dans le même document.

Le constat

La France compte 1,4 million de TPE, premières créatrices d'emplois du pays. Les charges patronales étouffent l'embauche initiale — celle du premier, du deuxième, du troisième salarié, la plus risquée de toutes. Pendant ce temps, les grands groupes à fortes marges et les plateformes internationales y échappent largement.

La mesure

  • Mesure 6 — L'allègement. Zéro charge patronale sur les trois premiers salariés des entreprises de moins de dix salariés, y compris les salariés déjà en poste, et zéro charge pour les exploitants agricoles de moins de dix salariés. Exonération totale jusqu'à 1,6 SMIC*, dégressive jusqu'à 2,5 SMIC. Coût : 4 à 8 Md€/an.
  • Mesure 7 — La recette. La CSMB*, contribution sociale sur les marges brutes, assise sur l'excédent brut d'exploitation et progressive selon le taux de marge. Elle vise les grands groupes et plateformes à fortes marges — banque, télécoms, e-commerce — françaises ou étrangères, dans un dispositif non discriminatoire conforme aux précédents validés par la CJUE*. Recette : 10 à 15 Md€/an.

Transfert à somme nulle : les impôts de production globaux n'augmentent pas.

Ce qui est hors norme

L'allègement de charges est une promesse universelle en campagne. Ce qui ne l'est pas : voter la dépense et sa recette dans le même geste, avec l'assiette, le taux et la cible écrits noir sur blanc. Et une ligne qui ne bouge pas dans tout le corpus : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages.

Coût de l'allègement
4 à 8 Md€ / anMesure 6
Recette en regard
10 à 15 Md€ / anMesure 7 — CSMB
Je libère les TPE et l'agriculture du poids des charges. Je crée à la place une contribution juste, payée par les multinationales qui font fortune en France sans la financer. Le système est bouclé, équitable, et il n'augmente pas les impôts des Français.Louis-Henri ALIX, auteur des 144 propositions
06
Dépense publique

Charge de la preuve inversée et Direction d'Audit Permanent de l'État

Mesures 78 et 79

Ce n'est plus à l'État de prouver qu'un organisme est inutile. C'est à l'organisme de prouver qu'il sert — en quatre-vingt-dix jours.

Le constat

Environ 1 200 agences, opérateurs, autorités administratives indépendantes et organismes consultatifs, auxquels s'ajoutent les structures hybrides subventionnées, sont présumés utiles par défaut. Aucun n'a jamais eu à démontrer publiquement son utilité, et aucun audit régulier ne vérifie leur véritable utilité. Et la Cour des comptes constatait le 19 février 2026 que même le maigre effort budgétaire prévu n'était pas tenu.

La mesure

  • L'audit général à charge de la preuve inversée. Chaque organisme dispose de 90 jours pour prouver son utilité. À l'issue : maintien, fusion ou suppression — décision publique et motivée. Le périmètre porte sur les missions, les interventions et les subventions, pas seulement sur les fonctions support.
  • La garantie sociale. Aucun licenciement de fonctionnaire de terrain. Reclassement vers la santé, la justice, l'école, la sécurité — là où l'État manque de bras.
  • L'instrument permanent : la DAPE*. Direction d'Audit Permanent de l'État, 50 à 100 auditeurs habilités rattachés au Collège et non à Bercy. Audit de chaque organisme tous les trois ans. Saisine possible par le Parlement ou par 100 000 citoyens. Recommandations publiques et opposables.

Ce qui est hors norme

L'inversion de la charge de la preuve, appliquée à l'État lui-même. Et un auditeur qui ne dépend pas du ministère qu'il audite : c'est toute la différence entre un contrôle et une autoévaluation. Cet audit est la première ligne de recettes de la trajectoire — pas une variable d'ajustement de fin de tableau.

Coût de la DAPE
50 à 80 M€ / an50 à 100 auditeurs habilités
Recette attendue
15 à 25 Md€ / anÉtablie organisme par organisme
C'est à eux de prouver leur utilité — pas à l'État de prouver leur inutilité.Louis-Henri ALIX, auteur des 144 propositions
07
Logement et pauvreté

Zéro enfant à la rue, zéro enfant en pauvreté d'ici 2032

Mesures 99 et 115

2 367 enfants dormaient dehors le 11 novembre 2025. C'est ce chiffre-là qui devra tomber à zéro — et la courbe sera publiée chaque année.

Le constat

  • 350 000 sans-abri, dont 2 367 enfants sans solution le 11 novembre 2025.
  • 2,8 millions de ménages en attente d'un logement social — une demande sur dix satisfaite, contre une sur six en 2017.
  • Taux de pauvreté : 15,4 % en 2023 (INSEE, juillet 2025), record depuis 1996. 9,8 millions de Français concernés, 21,9 % des enfants.
  • En 2017, la redistribution sortait 37 % des ménages pauvres de la pauvreté. En 2023 : 28 %. La protection sociale française protège moins bien qu'il y a huit ans.

La mesure

Mesure 99 — Zéro enfant à la rue. 10 000 places d'hébergement en 100 jours, plan de sortie durable du sans-abrisme avec 400 000 sorties d'ici 2030, priorité absolue aux familles avec enfants.

Mesure 115 — Zéro enfant en pauvreté d'ici 2032. Un engagement présidentiel chiffré et daté, dont la courbe est publiée chaque année — donc vérifiable, donc opposable à celui qui l'a pris.

Ce qui est hors norme

Un objectif daté que l'on peut perdre. La quasi-totalité des engagements sociaux sont formulés de manière à ne jamais pouvoir être démentis. Ceux-ci portent une date, un chiffre et une publication annuelle : en 2032, soit le compte est bon, soit il ne l'est pas.

Zéro enfant à la rue
3 à 5 Md€ / anDont 2,5 redéployés de l'hébergement d'urgence
Chapitre pauvreté
4,4 à 6,6 Md€ / anMesures 112 à 115
Je n'ai pas la science infuse sur la pauvreté — je le dis humblement. Mais je sais qu'on doit y remédier, et que ça commence par écouter ceux qui la combattent au quotidien.Louis-Henri ALIX, auteur des 144 propositions
08
Institutions · Référendum

Sept référendums en cinq ans, et un Grand Référendum Constitutionnel en 2028

Mesures 131 et 132

Le peuple ne tranche pas une fois tous les vingt ans. Il tranche sur pièces, à date : sept référendums en cinq ans.

Le constat

Neuf référendums seulement depuis 1958 — et aucun référendum constituant depuis 2005. Abstention d'environ 53 % au premier tour des législatives de 2024, 49 % aux européennes : l'abstention est devenue le premier parti de France. Confiance dans les institutions : Présidence 22 %, Gouvernement 23 %, Assemblée 27 %, Sénat 35 %, Conseil constitutionnel 47 % (CEVIPOF 2025).

La mesure

Sept rendez-vous programmés sur le quinquennat : casier vierge et libre disposition de soi des femmes (automne 2027), règle d'or budgétaire (automne 2027), statut financier du maire (2028), Grand Référendum Constitutionnel — RIC*, mode de scrutin, Sénat, Conseil constitutionnel, statut de l'élu — (2028), 5e branche Autonomie (2030), mille-feuille territorial (2030-2031).

Le Grand Référendum est préparé par les audits du Collège et des conventions citoyennes, sans pré-arbitrage présidentiel : jusqu'aux seuils et au champ du Référendum d'Initiative Citoyenne, ce sont les Français qui tranchent — pas l'exécutif qui pose la question dont il connaît déjà la réponse.

Ce qui est hors norme

Sept consultations en un quinquennat : sans précédent sous la Cinquième République. Et une contrainte que personne ne s'impose — renoncer à écrire soi-même les questions que l'on soumet au peuple.

Consultations
7 en 5 ansDont 3 dès l'automne 2027
Sans précédent
depuis 19589 référendums seulement en 68 ans
On n'est plus en 1930. La Cinquième République a 70 ans. Il faut la refonder, pas la détricoter. Et la refondation doit venir du peuple, pas d'un président tout puissant.Louis-Henri ALIX, auteur des 144 propositions
09
Souveraineté numérique

Données souveraines : les GAFAM* hors des administrations françaises

Mesures 61 et 66

Une date et un périmètre, pas une intention : 100 % des données publiques sensibles sur cloud souverain qualifié d'ici fin 2028.

Le constat

Trois entreprises américaines captent 71 % des revenus du cloud d'infrastructure en France (Autorité de la concurrence, 2023) — et la plateforme nationale des données de santé est elle-même hébergée chez l'une d'elles (Sénat, 2025). Or les briques d'une alternative existent déjà : l'État a racheté Bull (404 M€, opération finalisée en mars 2026, 720 M€ de chiffre d'affaires en croissance de 16 %), Mistral AI est valorisée 11,7 Md€, et Pasqal est la première licorne quantique française. Ce qui manque n'est pas la technologie : c'est la commande publique.

La mesure

  • Mesure 61 — La doctrine. Qualification SecNumCloud* exigée pour toute donnée publique sensible — santé, fiscalité, identité, régalien. 100 % migrées d'ici fin 2028. Marché public national unifié. Coût : ~0,5 Md€/an pendant trois ans, puis amorti.
  • Mesure 66 — L'ancrage industriel. Participation publique d'ancrage de 1 Md€ dans Mistral (opération de bilan, sans dilution majoritaire), marchés publics préférentiels pour les modèles de langage souverains, 5 datacenters IA de 100 MW d'ici 2030, programme de puces souveraines (SiPearl, Kalray, STMicroelectronics), doublement de la recherche fondamentale en IA.

Ce qui est hors norme

La souveraineté numérique est dans tous les discours depuis dix ans. Ce qui n'y est jamais : une date butoir, un périmètre nominatif et une obligation opposable. Ici, une administration qui héberge une donnée de santé hors cloud qualifié après fin 2028 est en infraction — ce n'est plus une orientation, c'est une règle.

Migration des données
~0,5 Md€ / anPendant 3 ans, puis amorti
Ancrage industriel
1 Md€Participation au capital, opération unique
Plus aucune donnée publique française n'ira chez les GAFAM. Point.Louis-Henri ALIX, auteur des 144 propositions
10
Forêts et sécurité civile

Douze bombardiers d'eau souverains d'ici 2032

Mesure 141

Douze Canadair arrivent en fin de vie d'ici 2030 et rien n'est commandé pour les remplacer.

Le constat

La France compte 17 millions d'hectares de forêt — 31 % du territoire, record européen : 65 % privées, 25 % communales, 10 % domaniales gérées par l'ONF*. Face à cela, une flotte aérienne vieillissante : 12 Canadair CL-415 en fin de vie d'ici 2030, sans remplacement programmé. Et trois sécheresses successives — 2022, 2023, 2024 — dont un été 2022 qui a privé d'eau potable environ 600 communes.

La mesure

  • Douze bombardiers d'eau souverains d'ici 2032, construits par une filière aéronautique française — une commande industrielle, pas une location d'appareils étrangers au coup par coup.
  • Leadership français sur RescEU*, le mécanisme européen de protection civile : la France protège ses forêts et devient le premier fournisseur de moyens du continent.
  • ONF consolidée, et non réduite comme elle l'est depuis vingt ans.

Ce qui est hors norme

Après chaque grand feu, on annonce des moyens. Aucune offre politique ne transforme cette annonce en programme d'acquisition daté avec une filière industrielle nationale derrière. Ici, la sécurité civile devient une politique industrielle — et un cofinancement européen vient en atténuer le coût.

Coût
2 à 3 Md€ / anFlotte et forêts, en croisière
Financement
Recettes du programmePlus cofinancement européen RescEU
L'ONF fait un travail formidable, il faut la soutenir, pas la réduire. Et il faut investir dans des moyens conséquents — surtout des avions — pour défendre nos forêts et aider l'Europe.Louis-Henri ALIX, auteur des 144 propositions
II.

La carte des 144

Dix mesures ne font pas un programme. Voici l'architecture complète — trois piliers, vingt-sept chapitres. Chaque chapitre est publié en entier, mesure par mesure.

III.

Le chemin, année par année

C'est le point sur lequel ce travail demande à être jugé. Non pas le montant des mesures, mais le solde public à chaque étape — publié, donc vérifiable.

AnnéeDéficit (% PIB)Étape
2025 (point de départ)5,1 %Héritage — déficit définitif INSEE
20275,2 %Année 1 — recettes amorcées
20304,5 %DAPE en croisière
20343,5 %Recettes consolidées
20373,0 %Maastricht atteint — terme de la trajectoire publiée

Point de départ : déficit 2025 définitif de 5,1 % du PIB — 152,5 Md€ (INSEE, comptes définitifs, mai 2026).

Pourquoi l'année 1 ne baisse pas

Le déficit 2027 (5,2 %) est légèrement supérieur au point de départ 2025 (5,1 %). Ce n'est pas un défaut de la trajectoire, c'est la charge de la dette : sur le seul PLF* 2026, un effort de 23 Md€ est neutralisé par +9 Md€ d'intérêts supplémentaires, et la charge passe de 74 Md€ en 2026 à plus de 100 Md€ en 2029. Les recettes du programme montent en régime moins vite que les intérêts n'augmentent. La courbe s'inverse à partir de 2030, quand l'audit permanent est en régime de croisière. Nous préférons publier ce creux plutôt que de le maquiller.

Les recettes, levier par levier, et les dépenses bloc par bloc : Qui paie ?

Cent quarante-quatre mesures. Aucune n'est cachée.

Ce guide en a ouvert dix. Lisez les autres, contestez-les, reprenez-les — elles ont été écrites pour ça.

Les mots à connaître*

Les sigles marqués d'un astérisque sur cette page, expliqués simplement.

CJUE
Cour de justice de l'Union européenne : le tribunal qui tranche les litiges sur le droit européen.
CSMB
Contribution sociale sur les marges brutes : la contribution, créée par la mesure 7, demandée aux grands groupes à fortes marges pour financer la baisse des charges des petites entreprises.
DAPE
Direction d'Audit Permanent de l'État : le service d'auditeurs, créé par la mesure 78, qui contrôle en continu chaque organisme public.
GAFAM
Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft : les géants américains du numérique.
IA
Intelligence artificielle : des logiciels capables d'analyser, de rédiger ou de décider à la place d'un humain.
INSEE
Institut national de la statistique : l'organisme public qui compte la population, mesure les prix, le chômage, la pauvreté.
Md€
Milliard d'euros — mille millions d'euros.
M€
Million d'euros.
ONF
Office national des forêts : l'organisme public qui gère les forêts de l'État et des communes.
PIB
Produit intérieur brut : toute la richesse produite en France en un an. On l'utilise comme étalon — « 1 % du PIB », c'est environ 30 milliards d'euros.
PLF
Projet de loi de finances : le budget de l'État, présenté chaque automne au Parlement.
RescEU
La réserve européenne de moyens de protection civile — avions, pompiers — que les pays se prêtent en cas de catastrophe.
RIC
Référendum d'initiative citoyenne : un référendum déclenché par les citoyens eux-mêmes, s'ils réunissent assez de signatures.
SecNumCloud
Le label de l'État qui garantit qu'un hébergeur de données est sûr et échappe aux lois étrangères.
SMIC
Salaire minimum légal.
TPE
Très petite entreprise : moins de 10 salariés.