- ASPA 2026 : 1 043,59 €/mois (personne seule) — ~19 % EN DESSOUS du seuil de pauvreté (1 288 €/mois, INSEE 2023)
- 2 millions de retraités de plus de 60 ans sous le seuil de pauvreté — 1 retraité sur 10
- Non-recours massif à l'ASPA : ~50 % des bénéficiaires potentiels (méconnaissance, peur du recours sur succession dissuasif)
- Femmes au foyer pénalisées : les générations 1950-1970 qui ont élevé leurs enfants sans pleine cotisation se retrouvent sans droits suffisants
- EHPAD — coût moyen 2 512 à 2 630 €/mois (public Province 1 900-2 100 €, IDF jusqu'à 4 000 €) ; reste à charge moyen 1 957 €/mois avant aides
- Attente moyenne EHPAD public : 8 mois ; disparités territoriales du simple au quadruple (169 places pour 1 000 hab. >75 ans en Lozère vs 41 à Paris)
- >10 % vacance aides-soignants et infirmiers en EHPAD — bientraitance menacée
- 365 000 places EHPAD supplémentaires nécessaires d'ici 2050 (Drees) ; 1 Français sur 3 aura plus de 60 ans en 2030
- 5 groupes privés concentrent les 2/3 des lits commerciaux — scandale Orpea encore vif
- Habitat inclusif / béguinage : encadré loi ELAN 2018, financé par AVP (3 000-10 000 €/an par habitant, CNSA 50 % + département 50 % depuis janvier 2025) — mais déploiement actuel ridicule (quelques milliers de places) alors que la demande explose
- 5ᵉ branche Autonomie créée en 2021 mais financement notoirement insuffisant pour absorber la bombe démographique
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Refondation des EHPAD : tarif unique national par niveau de dépendance (GIR), reste à charge plafonné, Inspection nationale du grand âge, transparence des groupes privés, ratio d'encadrement opposable. Coût : 4-6 Md€/an.
Volet A — Tarif unique national par niveau de dépendance
- Création par loi d'un tarif national unique d'hébergement EHPAD par niveau de GIR (de GIR 1 très dépendant à GIR 6 autonome) — fin de la libre fixation par les groupes privés
- Barème indicatif initial à calibrer par audit Collège :
- GIR 5-6 (résidents les plus autonomes — généralement candidats prioritaires à l'habitat partagé M108) : tarif faible
- GIR 3-4 (dépendance modérée) : tarif intermédiaire
- GIR 1-2 (très dépendant, soins lourds) : tarif plus élevé reflétant le coût réel de l'accompagnement
- Compensation publique : la solidarité nationale (5ᵉ branche, cohérence M111) prend en charge l'écart entre le coût réel et le tarif facturable au résident
- Reste à charge plafonné pour le résident : 80 % maximum de la pension de retraite individuelle, le surplus pris en charge par la solidarité
- Aucun reste à charge pour les bénéficiaires de l'ASPA revalorisée (M107)
Précautions juridiques
(haut fonctionnaire) :
- Bataille constitutionnelle attendue sur la liberté d'entreprendre (art. 4 DDHC, art. 16 DDHC) : la mesure est défendable au titre de l'intérêt général (jurisprudence Conseil constitutionnel sur l'encadrement des prix dans les secteurs à forte intervention publique — médicaments, énergie réglementée)
- Distinction maintenue entre tarif hébergement (encadré) et tarif dépendance/soins (déjà encadré par convention CD/ARS) — la mesure prolonge l'encadrement existant à l'hébergement
- Période transitoire de 3 ans pour permettre l'adaptation des groupes privés ; renégociation des conventions
Volet B — Inspection Nationale du Grand Âge
- Création d'une Inspection Nationale du Grand Âge, rattachée au Collège (domaine Cohésion sociale + Santé) — parallèle à l'INLS (M98) et à la DAPE (M78)
- Mission : audit triennal de tous les EHPAD (publics, privés non lucratifs, privés lucratifs), contrôle de la qualité de la prise en charge, sanctions effectives en cas de manquement
- 100 inspecteurs habilités, mandat permanent, accès aux comptes, pouvoir d'enquête y compris inopinée
- Publication publique des rapports par EHPAD sur data.gouv.fr — modèle « registre des contrôles » du bouclier petite enfance (M50)
- Sanctions effectives : retrait d'agrément immédiat en cas de manquement grave (modèle People & Baby / Babilou inspirant la cohérence avec M50) ; sanctions financières jusqu'à 10 % du CA pour les groupes
- Responsabilité pénale du directeur automatique en cas de défaillance organisationnelle ayant permis maltraitance — cohérence M50
Volet C — Plan « Personnel soignant en EHPAD »
- Recrutement massif : 50 000 aides-soignants et infirmiers supplémentaires en 5 ans (combler la vacance > 10 % et améliorer le ratio)
- Revalorisation salariale : +15 % pour les soignants en EHPAD (cohérence M41 axe 1 hôpital public)
- Doublement des primes de nuit, week-end, dimanche
- Formation continue obligatoire (bientraitance, accompagnement du grand âge, fin de vie)
- Pré-recrutement étudiants aides-soignants/infirmiers : engagement de servir 5 ans en EHPAD en échange d'études financées (modèle M41 axe 1)
Volet D — Lutte contre la financiarisation excessive
- Plafonnement des dividendes versés par les EHPAD aux actionnaires : maximum 30 % du résultat net (le reste réinvesti dans la qualité)
- Transparence comptable obligatoire : publication annuelle des comptes, des marges par établissement, des dividendes versés
- Casier vierge obligatoire (cohérence M11) pour les dirigeants des grands groupes EHPAD ; condamnations passées (notamment Orpea) = inéligibilité 10 ans aux fonctions de direction d'établissement
- Audit DAPE annuel des flux financiers des grands groupes EHPAD
« Aujourd'hui un certain nombre de Français ne peuvent pas mettre leurs parents en EHPAD, qui sont très dépendants, parce qu'ils n'ont pas les moyens. C'est inacceptable. Je veux des prix encadrés et une qualité retrouvée. »
~4-6 Md€/an, couvert par 5ᵉ branche autonomie consolidée (M111) + recettes du programme
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Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
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