6,7 millions de Français n'ont pas de médecin traitant et 87 % du territoire est classé désert médical. Faute de premier recours à proximité, les petits maux du quotidien finissent aux urgences : 60 à 70 % des passages relèvent de la « bobologie » (petites infections, fièvre, plaies bénignes, otites, conjonctivites). Chaque passage coûte 200 à 400 € à la Sécurité sociale, et ces passages surchargent les urgences.
2 000 dispensaires de proximité ouvrent d'ici 2032, chacun avec des infirmiers en pratique avancée, un médecin référent et la télémédecine : le premier recours revient dans les bourgs. Coût : 1 à 2 milliards d'euros par an, avec environ 1 milliard d'économies sur les urgences évitées.
Logique
- 60 à 70 % des passages aux urgences sont de la "bobologie" (petites infections, fièvre, plaies bénignes, otites, conjonctivites...)
- Désengorgement des urgences = effet domino positif sur tout l'hôpital
- Proximité = accès direct sans rendez-vous, à moins de 30 minutes
- Coût réduit par rapport aux urgences hospitalières (un passage aux urgences coûte 200-400 € à la Sécu)
Mesures
(arbitrage technique confié au Collège — domaine Santé) :
- Audit Collège des modèles existants : dispensaires d'outre-mer, Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP), centres de santé municipaux, modèles européens (Royaume-Uni : Walk-In Centres, Allemagne : Bereitschaftspraxen)
- Objectif quantitatif : 2 000 dispensaires de proximité d'ici 2032, un par bassin de vie de 5 000 à 15 000 habitants
- Personnel : infirmière en pratique avancée (IPA) en première ligne + médecin référent en astreinte téléphonique + télémédecine adossée à l'hôpital de référence
- Horaires étendus : ouverture 7j/7, soirées (jusqu'à 22h), week-ends
- Accès : sans rendez-vous, gratuit (avancée carte Vitale), tarif Sécu standard
- Financement : partenariat État + communes + ARS, coût marginal (les économies sur les urgences dépassent l'investissement initial dès la 3e année)
- Articulation : pas de concurrence avec les médecins traitants (qui restent pour le suivi long), mais traitement immédiat des épisodes aigus bénins
Effet escompté
3 à 5 millions de passages aux urgences évités par an d'ici 2032, soit ~1 Md€* d'économies récurrentes.
« J'ai visité un dispensaire à Mayotte. J'ai trouvé le concept génial : on entre, on est pris en charge, sans rendez-vous, rapidement. Tous les bobos du quotidien sont traités là. Aujourd'hui en métropole, ces mêmes "bobos" ; surchargent les urgences. Remettons les dispensaires au goût du jour, en structures légères, à proximité des patients, surtout dans nos campagnes. »
Le chiffrage isolé n'est pas consolidé dans les sources publiques : nous l'indiquons plutôt que d'avancer un montant inventé. « Chiffrage en cours de consolidation. »
Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
- Modèles internationaux Walk-In Centres UK, Bereitschaftspraxen DE
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
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