- 6,7 millions de Français sans médecin traitant (en hausse)
- 87 % du territoire classé désert médical, Paris incluse
- 45 468 généralistes libéraux, plancher historique (-19,1 % depuis 2010)
- Seulement 40 % des généralistes acceptent d'être médecin traitant
- Formation : 12 000 étudiants/an en 2025 → cible 16 000 en 2027 (vs 8 000 avant 2020) — mais effet retardé de 10 ans
- 11 % des médecins exerçant en France ont un diplôme étranger (vs 7 % en 2012) — 19 154 PADHUE au 1er janvier 2025
- 43 500 lits supprimés depuis 2013 (4 900 en 2023)
- > 10 % de postes infirmiers vacants dans le public
- Sécurité sociale : déficit 2025 arrêté à 21,6 Md€ ; LFSS 2026 votée : 19,4 Md€ prévus
2 000 dispensaires de proximité d'ici 2032 : infirmiers en pratique avancée + médecin référent + télémédecine — le premier recours qui revient dans les bourgs. Coût : 1-2 Md€/an, économies d'urgences évitées ~1 Md€/an.
Logique
- 60 à 70 % des passages aux urgences sont de la "bobologie" (petites infections, fièvre, plaies bénignes, otites, conjonctivites...)
- Désengorgement des urgences = effet domino positif sur tout l'hôpital
- Proximité = accès direct sans rendez-vous, à moins de 30 minutes
- Coût réduit par rapport aux urgences hospitalières (un passage aux urgences coûte 200-400 € à la Sécu)
Mesures
(arbitrage technique confié au Collège — domaine Santé) :
- Audit Collège des modèles existants : dispensaires d'outre-mer, Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP), centres de santé municipaux, modèles européens (Royaume-Uni : Walk-In Centres, Allemagne : Bereitschaftspraxen)
- Objectif quantitatif : 2 000 dispensaires de proximité d'ici 2032, un par bassin de vie de 5 000 à 15 000 habitants
- Personnel : infirmière en pratique avancée (IPA) en première ligne + médecin référent en astreinte téléphonique + télémédecine adossée à l'hôpital de référence
- Horaires étendus : ouverture 7j/7, soirées (jusqu'à 22h), week-ends
- Accès : sans rendez-vous, gratuit (avancée carte Vitale), tarif Sécu standard
- Financement : partenariat État + communes + ARS, coût marginal (les économies sur les urgences dépassent l'investissement initial dès la 3e année)
- Articulation : pas de concurrence avec les médecins traitants (qui restent pour le suivi long), mais traitement immédiat des épisodes aigus bénins
Effet escompté
3 à 5 millions de passages aux urgences évités par an d'ici 2032, soit ~1 Md€ d'économies récurrentes.
« J'ai visité un dispensaire à Mayotte. J'ai trouvé le concept génial : on entre, on est pris en charge, sans rendez-vous, rapidement. Tous les bobos du quotidien sont traités là. Aujourd'hui en métropole, ces mêmes "bobos" surchargent les urgences. Remettons les dispensaires au goût du jour, en structures légères, à proximité des patients, surtout dans nos campagnes. »
Le chiffrage isolé n'est pas consolidé dans les sources publiques : nous l'indiquons plutôt que d'avancer un montant inventé. « Chiffrage en cours de consolidation. »
Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
- Modèles internationaux Walk-In Centres UK, Bereitschaftspraxen DE
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
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