La France possède avec Mistral le premier champion européen de l'intelligence artificielle, mais l'État n'est pas à son capital et rien ne garantit son ancrage souverain à long terme. Le pays ne compte qu'un seul centre de données d'intelligence artificielle souverain de 100 mégawatts, dépend des puces de NVIDIA, et voit ses ingénieurs en intelligence artificielle partir à l'étranger.
L'État entre au capital de Mistral, le champion français de l'intelligence artificielle, à hauteur d'un milliard d'euros, sans en prendre le contrôle. Les administrations achètent en priorité des modèles français. Cinq centres de données de 100 mégawatts sont construits d'ici 2030, avec un programme de puces françaises (SiPearl, Kalray, STMicroelectronics). La recherche fondamentale en intelligence artificielle est doublée.
- Soutien capital BPI / France 2030 : participation 1 Md€* dans prochaines levées Mistral (sans dilution majoritaire) pour ancrage souverain long terme
- Marchés publics préférentiels : toute administration utilisant un LLM priorise Mistral ou alternative souveraine validée
- Cluster français "France IA*" : fédération Mistral + LightOn + Photoroom + Helsing France + Hugging Face + spin-offs CNRS*/Inria sous coordination commune
- 5 datacenters IA souverains français à 100 MW d'ici 2030 (vs 1 actuel en Essonne)
- Couplage IA + Quantique : programme Mistral × Pasqal pour LLM accélérés quantiquement
- Réduction dépendance NVIDIA : programme accéléré "Puces souveraines françaises" SiPearl, Kalray, STMicroelectronics
- Recherche IA fondamentale : doublement budget Inria + CNRS sur IA
- Captation des talents : retour fiscal favorable ingénieurs IA français à l'étranger
« Mistral premier champion européen de l'IA. Je protège cet ancrage. »
Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
« Interdire les GAFAM*, c'est dégrader le service public — les clouds français sont moins bons. »
Pour les données sensibles des Français — santé, impôts, identité — la question n'est pas le confort, c'est la loi américaine : le CLOUD Act permet à Washington d'exiger nos données chez leurs hébergeurs. OVHcloud, Outscale, S3NS durci : l'offre française qualifiée existe, et le marché public unique national lui donne enfin la taille critique.
« Bull, c'est le retour du plan Calcul, un échec d'État à 3 milliards. »
Le plan Calcul a échoué par dispersion et absence de clients. Bull 2026, c'est l'inverse : un carnet de commandes réel — la dissuasion, la météo, l'IA, EuroHPC* —, 720 millions de chiffre d'affaires en croissance de 16 %, et l'État actionnaire unique qui aligne enfin commande publique et industrie. Je capitalise un actif qui tourne, je ne ressuscite pas un fantôme.
« Pasqal, Mistral : vous nationalisez la tech ? »
Je ne nationalise rien : Bull était à vendre, l'État l'a acheté. Pour Mistral et Pasqal, je parle de participations minoritaires d'ancrage et de commande publique préférentielle — ce que font les États-Unis avec le Pentagone depuis 70 ans. Le capital reste privé, le client devient stratège.
« Punir pénalement des DSI* alors que vous prônez la présomption de conformité pour les entreprises (M87) ? »
C'est le même principe : la confiance d'abord, les moyens d'abord — CaRE triplé, formation gratuite, SOC mutualisé — et la sanction uniquement en cas de défaut caractérisé, constaté contradictoirement. Un DSI qui a demandé des budgets refusés est couvert : c'est sa hiérarchie qui répond. Un hôpital paralysé 18 mois, ce sont des vies — la responsabilité doit exister, comme pour tout dirigeant.
- Mistral AI — Levées de fonds ; sommet IA Paris février 2025
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
Contestez cette mesure
Un chiffre vous semble faux ? Une objection ? Le débat est public. Répondez sous le post du module concerné ou signalez une erreur.