Lancé le 09/06/2026 Rejoignez-nous

Transmettre un atelier, ne plus laisser mourir un métier

Le constat

300 000 entreprises artisanales à céder d'ici 10 ans. Sans repreneur : disparition pure et simple. Trente ans de savoir-faire qui s'éteignent.

La mesure

Les chambres de métiers — plus de 9 transmissions accompagnées sur 10 sont encore là trois ans après — deviennent l'opérateur national de la transmission, avec des moyens doublés. Une bourse nationale de la transmission, un rendez-vous obligatoire à 55 ans, un crédit d'impôt pour l'artisan qui forme son repreneur pendant 6 à 12 mois, une exonération renforcée des plus-values au départ en retraite, et un prêt à taux zéro pour le repreneur. Coût : 0,2 à 0,4 milliard d'euros par an.

Le cœur de l'idée du candidat.

300 000 entreprises à céder, un savoir-faire qui peut disparaître avec un seul homme, et un dispositif (l'accompagnement CMA*) qui réussit déjà à près de 100 %. Il suffit de le passer à l'échelle.

Architecture

  • Pilotage CMA renforcé : les Chambres de Métiers et de l'Artisanat — expert historique aux résultats prouvés — deviennent l'opérateur national de la transmission artisanale, moyens doublés. La CCI* joue le même rôle pour les commerçants.
  • France Travail en appui : mission dédiée de repérage et d'orientation des jeunes et des demandeurs d'emploi vers la reprise d'entreprise. Un demandeur d'emploi qui veut reprendre un atelier bénéficie d'un parcours « repreneur » accompagné.
  • Région copilote : au titre de sa compétence développement économique et formation.

Outils

  • Bourse nationale de la transmission : plateforme publique unique recensant toutes les entreprises artisanales à céder (interconnexion CMA / CCI / Régions), avec mise en relation cédant-repreneur
  • Rendez-vous transmission anticipé : tout artisan de 55 ans et plus se voit proposer par sa CMA un bilan de transmission — l'anticipation est la clé n°1 de la réussite
  • Carotte fiscale forte pour le cédant (arbitrage validé) :
  • Exonération renforcée de la plus-value de cession d'une entreprise artisanale lors d'un départ à la retraite (amplification des articles 151 septies A et 238 quindecies du CGI, relèvement des plafonds)
  • Crédit d'impôt « tuteur-cédant » : l'artisan qui reste 6 à 12 mois pour accompagner et former son repreneur perçoit un crédit d'impôt forfaitaire mensuel — garantie de la transmission du geste et du carnet de clients, pas seulement des murs
  • Soutien au repreneur : prêt à taux zéro reprise, accompagnement gestion, formation courte obligatoire avant reprise
  • Volet contrôle (devise) : fonds publics tracés, accompagnement de qualité audité, lutte contre les reprises de façade
  • Coût : ~0,2 à 0,4 Md€*/an, couvert par les recettes du programme — très inférieur au coût social et fiscal de 300 000 entreprises qui mourraient sans repreneur

« 300 000 entreprises artisanales vont chercher un repreneur dans les dix ans. Trois millions d'emplois. Je ne tolérerai plus que trente ans de savoir-faire s'éteignent en silence. »

Combien ça coûte, comment on finance
Coût estimé0.2–0.4 Md€/an
Statut du chiffrageChiffré

Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).

Les questions qu'on nous pose
« L'apprentissage coûte déjà 25 milliards et dérape (Cour des comptes). »

Le dérapage vient de la massification non ciblée — y compris des CFA* "boîtes à fric" du tertiaire que je veux assainir (c'est écrit noir sur blanc dans ma mesure M74). Moi je concentre l'argent public là où il y a pénurie : le bâtiment, l'alimentation, les métiers de la main. Zéro charge sur l'apprenti artisan, contrôle renforcé sur les officines sans débouché. Plus ciblé, mieux contrôlé, moins cher que la politique actuelle.

« Le crédit d'impôt tuteur-cédant, encore une niche ? »

C'est l'inverse d'une niche : un paiement contre un service rendu à la nation — six à douze mois de transmission du geste et du carnet de clients. Une niche enrichit sans contrepartie ; là, la contrepartie est la survie de 300 000 entreprises.

« Pourquoi l'État s'occuperait de la transmission privée des entreprises ? »

Parce que quand 300 000 ateliers ferment faute de repreneur, c'est l'État qui paie le chômage, la désertification et la perte fiscale. L'accompagnement CMA réussit plus de 9 fois sur 10 et coûte trois fois rien. C'est le meilleur investissement du programme.

Calendrier
Mandat
Mise en œuvre sur le mandat 2027-2032 — déclenchement selon la hiérarchie budgétaire (voir Qui paie ?).
Sources officielles
  • CMA France, CCI France, Bpifrance — Transmission d'entreprises 2025

Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.

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Les mots à connaître*

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CCI
Chambre de commerce et d'industrie : l'organisme qui accompagne les commerçants et les entreprises.
CFA
Centre de formation d'apprentis.
CMA
Chambre de métiers et de l'artisanat : l'organisme qui accompagne les artisans.
Md€
Milliard d'euros — mille millions d'euros.