L'apprentissage est la voie royale vers les métiers de l'artisanat, mais le gouvernement vient d'en raboter le soutien en 2025 — au pire moment, alors que le bâtiment manque de dizaines de milliers de bras.
Un artisan qui prend un apprenti ne paie plus aucune charge. Le coup de rabot de 2025 — aide réduite à 5 000 euros, cotisations au-delà de la moitié du SMIC* — est annulé : l'aide passe à 6 000 euros par année de contrat, jusqu'au BTS. L'apprenti est mieux logé et aidé pour le permis. Les centres de formation sans débouché sont assainis. Coût net : 0,5 à 1 milliard d'euros par an.
- Exonération TOTALE de cotisations (salariales et patronales) sur la rémunération de tout apprenti d'une entreprise artisanale inscrite au répertoire (section artisanat) — annulation du rabotage de 2025, retour au-delà du seuil antérieur
- Aide à l'embauche d'apprenti relevée et pérennisée : 6 000 € par contrat pour les TPE* artisanales, étendue à tous les niveaux jusqu'au BTS/Brevet professionnel (et non plus ≤ bac), versée chaque année du contrat (et non la seule 1ʳᵉ année)
- Statut de l'apprenti amélioré : aide au logement et à la mobilité (permis de conduire financé, transport), revalorisation de la rémunération minimale — un apprenti doit pouvoir vivre dignement
- Soutien aux CFA* artisanaux et aux sections d'apprentissage des CMA* : moyens sanctuarisés
- Reconnaissance du maître d'apprentissage : crédit d'impôt et prime pour l'artisan qui forme (articulé avec le tutorat de la M75) — former un jeune ne doit jamais être une charge
- Volet contrôle (devise « la confiance n'exclut pas le contrôle ») : agrément renforcé du maître d'apprentissage, suivi qualité du parcours, et assainissement des CFA "boîtes à fric" sans débouché réel apparus avec la massification — l'argent public va aux formations qui mènent à l'emploi, pas aux marchands de diplômes
- Coût net : ~0,5 à 1 Md€*/an, couvert par les recettes du programme. Investissement direct contre la pénurie de main-d'œuvre du bâtiment.
« Former un jeune au métier ne doit jamais coûter à celui qui transmet. C'est l'investissement le plus rentable que la France puisse faire. »
Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
« L'apprentissage coûte déjà 25 milliards et dérape (Cour des comptes). »
Le dérapage vient de la massification non ciblée — y compris des CFA "boîtes à fric" du tertiaire que je veux assainir (c'est écrit noir sur blanc dans ma mesure M74). Moi je concentre l'argent public là où il y a pénurie : le bâtiment, l'alimentation, les métiers de la main. Zéro charge sur l'apprenti artisan, contrôle renforcé sur les officines sans débouché. Plus ciblé, mieux contrôlé, moins cher que la politique actuelle.
« Le crédit d'impôt tuteur-cédant, encore une niche ? »
C'est l'inverse d'une niche : un paiement contre un service rendu à la nation — six à douze mois de transmission du geste et du carnet de clients. Une niche enrichit sans contrepartie ; là, la contrepartie est la survie de 300 000 entreprises.
« Pourquoi l'État s'occuperait de la transmission privée des entreprises ? »
Parce que quand 300 000 ateliers ferment faute de repreneur, c'est l'État qui paie le chômage, la désertification et la perte fiscale. L'accompagnement CMA réussit plus de 9 fois sur 10 et coûte trois fois rien. C'est le meilleur investissement du programme.
- Loi PACTE 2018, Réforme de l'apprentissage 2019, ajustements 2025
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
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