Aujourd'hui, des données publiques sensibles — santé, impôts, identité, sécurité — peuvent être hébergées chez des fournisseurs sans la qualification française SecNumCloud*, ou dans des montages qui dépendent des géants américains du numérique : la plateforme nationale des données de santé est ainsi hébergée sur le cloud de Microsoft (Sénat, 2025). Trois entreprises américaines, Amazon, Microsoft et Google, ont capté respectivement 46 %, 17 % et 8 % des revenus du cloud d'infrastructure et de plateforme en France, soit 71 % à elles trois (Autorité de la concurrence, 2023, données 2021), un poids de 71 % du marché français que reprend un rapport parlementaire (Sénat, 2025). Un décret d'avril 2026 impose désormais aux administrations de l'État un hébergement protégé contre l'accès des autorités étrangères pour leurs données les plus sensibles, mais avec des dérogations pouvant atteindre dix-huit mois après l'apparition d'une offre française acceptable (ministère de l'Économie, 2026). Rien ne sanctionne aujourd'hui un ministère ou une direction qui conserve un fournisseur non souverain.
Toute donnée publique sensible — santé, impôts, identité, sécurité — devra être hébergée chez un prestataire labellisé SecNumCloud, hors de portée des géants américains du numérique. 100 % des données concernées sont transférées d'ici fin 2028, avec un marché public national unique. Coût : environ 0,5 milliard d'euros par an pendant trois ans, puis plus rien.
- Durcissement Cloud au Centre : interdiction stricte des fournisseurs sans qualification SecNumCloud française (pas EU au sens large)
- Élimination des montages capitalistiques opérationnellement dépendants d'hyperscalers US (cas S3NS Thales+Google à durcir ou abandonner)
- Migration accélérée : 100 % données publiques sensibles (régaliennes, santé, fiscalité, identité) sur cloud souverain français d'ici fin 2028
- Marché public unique national géré par DINUM, négociation en masse
- Sanctions disciplinaires pour DG ou ministre maintenant fournisseur non-souverain
- Coût : ~500 M€*/an migration sur 3 ans, amorti par marché unifié + souveraineté
« Plus aucune donnée publique française n'ira chez les GAFAM*. Point. »
Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
« Interdire les GAFAM, c'est dégrader le service public — les clouds français sont moins bons. »
Pour les données sensibles des Français — santé, impôts, identité — la question n'est pas le confort, c'est la loi américaine : le CLOUD Act permet à Washington d'exiger nos données chez leurs hébergeurs. OVHcloud, Outscale, S3NS durci : l'offre française qualifiée existe, et le marché public unique national lui donne enfin la taille critique.
« Bull, c'est le retour du plan Calcul, un échec d'État à 3 milliards. »
Le plan Calcul a échoué par dispersion et absence de clients. Bull 2026, c'est l'inverse : un carnet de commandes réel — la dissuasion, la météo, l'IA*, EuroHPC* —, 720 millions de chiffre d'affaires en croissance de 16 %, et l'État actionnaire unique qui aligne enfin commande publique et industrie. Je capitalise un actif qui tourne, je ne ressuscite pas un fantôme.
« Pasqal, Mistral : vous nationalisez la tech ? »
Je ne nationalise rien : Bull était à vendre, l'État l'a acheté. Pour Mistral et Pasqal, je parle de participations minoritaires d'ancrage et de commande publique préférentielle — ce que font les États-Unis avec le Pentagone depuis 70 ans. Le capital reste privé, le client devient stratège.
« Punir pénalement des DSI* alors que vous prônez la présomption de conformité pour les entreprises (M87) ? »
C'est le même principe : la confiance d'abord, les moyens d'abord — CaRE triplé, formation gratuite, SOC mutualisé — et la sanction uniquement en cas de défaut caractérisé, constaté contradictoirement. Un DSI qui a demandé des budgets refusés est couvert : c'est sa hiérarchie qui répond. Un hôpital paralysé 18 mois, ce sont des vies — la responsabilité doit exister, comme pour tout dirigeant.
- ANSSI
- Autorité de la concurrence (2023)
- Sénat (rapport n° 830, commission d'enquête commande publique) (2025)
- Ministère de l'Économie (Direction des affaires juridiques) (2026)
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
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