Lancé le 09/06/2026 Rejoignez-nous

Refondation des relations bilatérales avec l'Algérie

Le constat

(mis à jour 12 juin 2026 — DGEF/ministère de l'Intérieur, Eurostat) :

  • 137 550 OQTF prononcées en 2025, taux d'exécution 10,9 % (Suède : 61,3 %, Allemagne : 53 % — même méthode Eurostat). 24 985 éloignements réalisés en 2025 (+15,7 %), dont 15 569 forcés (+21,1 %)
  • 147 154 interpellations d'étrangers en situation irrégulière en 2024 (+18,9 %)
  • 384 230 premiers titres de séjour délivrés en 2025 (+11,2 %) ; 1ᵉʳ motif : étudiant (117 970) ; titres humanitaires : +65 %, devenus le 2ᵉ motif ; demandes d'asile : 151 665 (-3,7 %)
  • 33 754 Algériens interpellés en 2024 (1ʳᵉ nationalité, 23 % du total), 2 999 éloignés (< 10 %)
  • 13 554 MNA confiés aux départements en 2024 (-30 % vs 2023), 59 % âgés ≥ 16 ans
  • Accord franco-algérien 1968 : résolution de dénonciation adoptée par l'AN le 30 octobre 2025 (185 voix contre 184 — non contraignante : seul le Président peut dénoncer)
  • CRA : 1 938 places ; durée max 90 jours (180/210 jours terrorisme) ; loi portant à 210 jours la rétention des étrangers condamnés pour faits graves : accord CMP du 4 juin 2026, adoption définitive en cours
La mesure

Refondation des relations avec l'Algérie : dénonciation effective de l'accord de 1968 (transition 12 mois), suspension des aides non humanitaires, aucune coopération nouvelle tant qu'un Français est détenu arbitrairement (le journaliste Christophe Gleizes reste emprisonné ; Boualem Sansal n'a été libéré que par une médiation allemande), audit des prestations versées, application stricte du Pacte Retour-Visas. Distinction absolue et permanente entre l'État algérien et le peuple algérien. Économies comptées en M129.

Doctrine du candidat

« La France et l'Algérie ont une histoire complexe et douloureuse. Nous l'avons reconnue. La France a fait son examen de conscience, multiplié les gestes, versé des aides considérables. Aujourd'hui, l'État algérien continue de jouer une partition d'humiliation envers la France — refus de reprendre ses ressortissants en situation irrégulière, détentions arbitraires de Français, instrumentalisation politique. Cela doit cesser. Avec fermeté envers l'État algérien. Avec respect pour le peuple algérien et les Français d'origine algérienne qui aiment notre pays et que personne ne stigmatisera. »

Mesures concrètes

  • Dénonciation effective de l'accord franco-algérien de 1968 (la résolution AN du 30 oct 2025 est non contraignante ; seul le Président peut dénoncer — je le ferai), période de transition 12 mois pour les ressortissants installés
  • Suspension des aides bilatérales non humanitaires, redirection Maroc/Tunisie/Sahel
  • Conditionnalité absolue — détentions arbitraires : pas de coopération économique, culturelle ou diplomatique nouvelle tant qu'un Français est détenu arbitrairement. (Mise à jour factuelle : Boualem Sansal a été gracié le 12 novembre 2025 après médiation allemande — pas française. Le journaliste Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024, reste détenu à ce jour.)formulation presse à valider : « le cas Gleizes et tout autre Français détenu arbitrairement »
  • Audit des aides et prestations versées : retraites versées en Algérie, soins des dignitaires, aides familiales hors résidence française
  • Application stricte du Pacte Retour-Visas : l'Algérie en tête (33 754 interpellés 2024, < 10 % renvoyés)
  • Diplomatie publique assumée : le président explique aux Français, sans humilier le peuple algérien

📚 Sources du bloc

PLF 2026 mission Justice (Sénat, rapport l25-139) ; CEPEJ rapport 2024 (données 2022) ; ministère de la Justice (statistiques pénitentiaires 1ᵉʳ février 2026) ; Cour des comptes, audit flash « Le plan 15 000 places de prison », déc. 2025 ; DGEF « La lutte contre l'immigration irrégulière 2025 » et « Les titres de séjour 2025 » ; Eurostat (retours/OQTF 2025) ; Mission nationale MNA, rapport 2024 ; comptes rendus AN 30 oct 2025 ; Sénat, PPL rétention CMP 4 juin 2026.

« La France et l'Algérie ont une histoire complexe et douloureuse. Nous l'avons reconnue. La France a fait son examen de conscience, multiplié les gestes, versé des aides considérables. Aujourd'hui, l'État algérien continue de jouer une partition d'humiliation envers la France — refus de reprendre ses ressortissants en situation irrégulière, détentions arbitraires de Français, instrumentalisation politique. Cela doit cesser. Avec fermeté envers l'État algérien. Avec respect pour le peuple algérien et les Français d'origine algérienne qui aiment notre pays et que personne ne stigmatisera. »

Combien ça coûte, comment on finance

l'audit (mesure 4) peut documenter plusieurs centaines de M€/an de flux (retraites : ~400-500 M€/an versés en Algérie selon les rapports parlementaires — chiffre à re-sourcer avant usage public, séries CNAV).

Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).

Faisabilité et conditions de réussite
  • Dénonciation de l'accord 1968 : juridiquement possible (convention bilatérale, préavis par voie diplomatique). Conséquence : les Algériens basculent dans le droit commun du CESEDA — paradoxe à anticiper : sur certains points (étudiants, commerçants) le droit commun est plus favorable que l'accord. Réponse : la dénonciation se combine au Pacte Retour-Visas (M71) qui devient l'outil de pression principal.
  • L'argument « Sansal » ne porte plus depuis le 12 nov 2025 ; le cas Gleizes le remplace, et c'est l'Allemagne qui a obtenu la grâce de Sansal — excellent angle d'attaque pour toi : « il a fallu Berlin pour libérer un écrivain français : voilà où est tombée la diplomatie française. »
Les questions qu'on nous pose
« Sansal est libre, votre dossier algérien est dépassé. »

Libéré par une médiation allemande, pas française — c'est précisément la preuve de l'effondrement de notre influence. Et Christophe Gleizes, journaliste français, est toujours détenu. Ma règle est simple et permanente : aucune coopération nouvelle tant qu'un Français est arbitrairement retenu.

« Vous allez braquer 650 000 Algériens en règle en France. »

Aucune mesure ne les concerne : ils sont en règle, ils sont chez eux en France, et je refuse qu'on les confonde avec la politique d'un État. Ma fermeté vise un gouvernement, jamais un peuple.

« Dénoncer l'accord de 1968, le RN l'a déjà voté. »

Une résolution non contraignante, votée à une voix près, et restée sans suite — parce que seul le Président peut dénoncer un traité. Je le ferai, avec une transition de 12 mois, dans le respect du droit international. La différence entre une posture et un acte, c'est l'article 52 de la Constitution.

« Et si l'Algérie riposte (gaz, coopération sécuritaire, mémoire) ? »

Le gaz algérien, c'est ~8 % de nos importations, substituable. La coopération antiterroriste est dans l'intérêt des deux pays. Quant à la mémoire, je la respecte profondément — c'est justement pourquoi je refuse qu'elle serve d'otage diplomatique.

Calendrier
Mandat
Mise en œuvre sur le mandat 2027-2032 — déclenchement selon la hiérarchie budgétaire (voir Qui paie ?).
Sources officielles
  • Résolution Assemblée nationale 30 octobre 2025, dénonciation algérienne 7 août 2025

Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.

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