La voie professionnelle est traitée comme une voie de relégation depuis 30 ans. Résultat : pénurie de bras dans le bâtiment et orientation par défaut.
1 milliard d'euros de plus par an pour les lycées professionnels et leurs plateaux techniques. L'orientation vers les métiers manuels devient positive dès le collège, avec des pôles d'excellence régionaux et des bourses pour les filières qui manquent de bras : 16 010 postes de maçons et 13 040 postes de plombiers non pourvus (France Travail, 2025). Coût : environ 1 milliard d'euros par an.
Principe
cesser de traiter la voie professionnelle comme une voie de relégation. En faire une voie d'excellence choisie, vers des métiers d'avenir imprenables par l'IA*.
- Plan d'investissement dans les lycées professionnels : modernisation des plateaux techniques (machines, matériaux réels, outillage à jour des entreprises), partenariats obligatoires avec les artisans et entreprises locales, +1 Md€*/an sur le quinquennat
- Orientation positive dès le collège : découverte concrète des métiers, stages en entreprise artisanale, interventions d'artisans en classe — l'orientation pro devient un choix valorisé, jamais un défaut subi
- Campagne nationale "La France des métiers" : revalorisation de l'image du travail manuel (financement modeste, fort impact symbolique)
- Pôles d'excellence régionaux par filière (bâtiment, alimentation, métiers d'art) : adossés aux lycées pro et aux CFA* des CMA*, label d'excellence
- France Travail — levier de reconversion : parcours dédié vers les métiers en tension (le BTP accepte les profils reconvertis et cofinance la formation), repérage actif, financement de formations qualifiantes courtes
- Bourses au mérite "filières en tension" pour les jeunes s'engageant dans un métier sous pénurie
- Méthode : on amplifie l'existant qui fonctionne (CFA, OPCO, lycées pro, France Travail), on ne recrée pas de structure. Audit et pilotage confiés au Collège (domaines Éducation + Travail)
- Coût : ~1 Md€/an, couvert par les recettes du programme
« L'IA ne posera jamais une charpente ni ne soudera une rampe d'escalier. Ces métiers sont les métiers d'avenir de notre jeunesse. »
Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
« L'apprentissage coûte déjà 25 milliards et dérape (Cour des comptes). »
Le dérapage vient de la massification non ciblée — y compris des CFA "boîtes à fric" du tertiaire que je veux assainir (c'est écrit noir sur blanc dans ma mesure M74). Moi je concentre l'argent public là où il y a pénurie : le bâtiment, l'alimentation, les métiers de la main. Zéro charge sur l'apprenti artisan, contrôle renforcé sur les officines sans débouché. Plus ciblé, mieux contrôlé, moins cher que la politique actuelle.
« Le crédit d'impôt tuteur-cédant, encore une niche ? »
C'est l'inverse d'une niche : un paiement contre un service rendu à la nation — six à douze mois de transmission du geste et du carnet de clients. Une niche enrichit sans contrepartie ; là, la contrepartie est la survie de 300 000 entreprises.
« Pourquoi l'État s'occuperait de la transmission privée des entreprises ? »
Parce que quand 300 000 ateliers ferment faute de repreneur, c'est l'État qui paie le chômage, la désertification et la perte fiscale. L'accompagnement CMA réussit plus de 9 fois sur 10 et coûte trois fois rien. C'est le meilleur investissement du programme.
- France Travail, BMO 2025 ; CMA — Observatoire de l'artisanat
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
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