- ~1,8 à 1,9 million d'entreprises artisanales — la première entreprise de France — plus de 3 millions d'actifs
- Création record 2024 : 278 700 immatriculations artisanales (+11 % sur un an), dont 89 700 dans le seul bâtiment
- Artisanat du bâtiment : 523 000 établissements de moins de 10 salariés (94,8 % du secteur, +21,5 % en 5 ans)
- Pénurie structurelle dramatique : couvreurs-étancheurs > 80 % de difficulté de recrutement, maçons-coffreurs > 78 % (16 010 postes non pourvus, 1er métier du BMO France Travail 2025), plombiers-chauffagistes > 75 % (13 040 postes). 20 ans de déficit de main-d'œuvre dans le BTP
- Cause officielle reconnue : dévalorisation des filières professionnelles dans l'enseignement + vieillissement des professionnels
- Bombe démographique de la transmission : ~300 000 entreprises artisanales à céder d'ici 10 ans ; 150 000 chercheront un repreneur dès 2024-2028 ; 550 000 chefs d'entreprise partent à la retraite dans la décennie (350 000 dans les 5 ans), 3 millions d'emplois en jeu ; 47 % des transmissions sont causées par le départ à la retraite
- Ce qui marche déjà (à amplifier, pas à réinventer) : près de 100 % des entreprises transmises avec accompagnement des Chambres de Métiers (CMA) sont encore pérennes 3 ans après la reprise
- Précision institutionnelle : pour l'artisanat, l'acteur compétent historique est la CMA (Chambre de Métiers et de l'Artisanat) ; la CCI couvre le commerce et l'industrie. Les deux réseaux + les Régions + France Travail sont mobilisés.
- Contre-courant 2025 : le gouvernement a réduit le soutien à l'apprentissage — exonération de charges des apprentis ramenée de 79 % à 50 % du SMIC (contrats depuis mars 2025), aide unique rabotée à 5 000 € et recentrée sur les diplômes ≤ bac, participation employeur de 750 € imposée pour les niveaux bac+3 et plus. Le candidat prend le contre-pied de ce reflux.
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Réhabilitation nationale des métiers manuels : +1 Md€/an dans les lycées professionnels (plateaux techniques modernisés), orientation positive dès le collège, pôles d'excellence régionaux, bourses « filières en tension » (maçons : 16 010 postes non pourvus ; plombiers : 13 040 — France Travail BMO 2025). Coût : ~1 Md€/an.
Principe
cesser de traiter la voie professionnelle comme une voie de relégation. En faire une voie d'excellence choisie, vers des métiers d'avenir imprenables par l'IA.
- Plan d'investissement dans les lycées professionnels : modernisation des plateaux techniques (machines, matériaux réels, outillage à jour des entreprises), partenariats obligatoires avec les artisans et entreprises locales, +1 Md€/an sur le quinquennat
- Orientation positive dès le collège : découverte concrète des métiers, stages en entreprise artisanale, interventions d'artisans en classe — l'orientation pro devient un choix valorisé, jamais un défaut subi
- Campagne nationale "La France des métiers" : revalorisation de l'image du travail manuel (financement modeste, fort impact symbolique)
- Pôles d'excellence régionaux par filière (bâtiment, alimentation, métiers d'art) : adossés aux lycées pro et aux CFA des CMA, label d'excellence
- France Travail — levier de reconversion : parcours dédié vers les métiers en tension (le BTP accepte les profils reconvertis et cofinance la formation), repérage actif, financement de formations qualifiantes courtes
- Bourses au mérite "filières en tension" pour les jeunes s'engageant dans un métier sous pénurie
- Méthode : on amplifie l'existant qui fonctionne (CFA, OPCO, lycées pro, France Travail), on ne recrée pas de structure. Audit et pilotage confiés au Collège (domaines Éducation + Travail)
- Coût : ~1 Md€/an, couvert par les recettes du programme
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« L'IA ne posera jamais une charpente ni ne soudera une rampe d'escalier. Ces métiers sont les métiers d'avenir de notre jeunesse. »
Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
« L'apprentissage coûte déjà 25 milliards et dérape (Cour des comptes). »
Le dérapage vient de la massification non ciblée — y compris des CFA "boîtes à fric" du tertiaire que je veux assainir (c'est écrit noir sur blanc dans ma mesure M74). Moi je concentre l'argent public là où il y a pénurie : le bâtiment, l'alimentation, les métiers de la main. Zéro charge sur l'apprenti artisan, contrôle renforcé sur les officines sans débouché. Plus ciblé, mieux contrôlé, moins cher que la politique actuelle.
« Le crédit d'impôt tuteur-cédant, encore une niche ? »
C'est l'inverse d'une niche : un paiement contre un service rendu à la nation — six à douze mois de transmission du geste et du carnet de clients. Une niche enrichit sans contrepartie ; là, la contrepartie est la survie de 300 000 entreprises.
« Pourquoi l'État s'occuperait de la transmission privée des entreprises ? »
Parce que quand 300 000 ateliers ferment faute de repreneur, c'est l'État qui paie le chômage, la désertification et la perte fiscale. L'accompagnement CMA réussit plus de 9 fois sur 10 et coûte trois fois rien. C'est le meilleur investissement du programme.
- France Travail, BMO 2025 ; CMA — Observatoire de l'artisanat
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
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