Aujourd'hui, des foyers dont le revenu est inférieur au niveau de vie médian — environ 24 300 € par an et par part selon l'INSEE* — paient de l'impôt sur le revenu. Environ 55 % des foyers n'en paient déjà pas, mais tous ceux qui se situent entre le seuil d'imposition actuel et le médian sont imposés. Dans le même temps, l'impôt est truffé de 465 niches fiscales, qui coûtent 88 à 92 milliards d'euros par an selon le projet de loi de finances 2026 et la Cour des comptes. Un impôt complexe, plein de privilèges, qui pèse sur des revenus modestes.
Personne ne paie d'impôt sur le revenu en dessous du niveau de vie médian — environ 24 300 euros par an et par part selon l'INSEE — avec une sortie progressive au-dessus. En contrepartie, la plupart des 465 niches fiscales sont supprimées : elles coûtent 88 à 92 milliards d'euros par an selon le projet de loi de finances 2026 et la Cour des comptes. Les engagements déjà pris sont respectés, et la liste des niches conservées (familles, dons, handicap) est publique. Recette nette prudente : 10 à 15 milliards d'euros par an.
A. Impôt sur le revenu (M9) — l'Impôt universel sans privilèges
Énoncé
- Tous les revenus sous le niveau de vie médian (~24 300 €/an par part, INSEE) → exonération totale, avec décote progressive à la sortie (seuil tranché le 12 juin 2026 — notion par part de foyer, équitable pour les familles ; manque à gagner ~8-12 Md€*/an)
- Suppression des 465 niches fiscales (Mise à jour : 465 recensées au PLF* 2026, ~88-92 Md€/an selon source — annexe Voies et moyens : 88,3 Md€ ; Cour des comptes : 91,8 Md€)
- Au-dessus du médian : barème simplifié et stabilisé, sans déductions sophistiquées
📊 Chiffrage
- Recettes IR actuelles : ~94 Md€ nets. Déjà ~55 % des foyers ne paient pas d'IR ; l'exonération sous le médian coûte donc moins qu'il n'y paraît, mais elle n'est pas gratuite : les foyers entre le seuil d'imposition actuel (~17 k€/part) et le médian (~26 k€) paient aujourd'hui de l'IR. Ordre de grandeur du manque à gagner : 8-15 Md€/an selon le seuil retenu et la gestion des effets de seuil (décote progressive indispensable, sinon trappe à 26 k€).
- Suppression des niches : 88-92 Md€ de coût affiché, mais une partie des niches est intouchable en pratique (crédit d'impôt emploi à domicile, dons, PER…) ou correspond à des choix assumés du programme. Hypothèse réaliste de récupération : 30-50 % → 27-45 Md€.
- Solde net V4 (30-50 Md€/an) : tenable dans le haut de fourchette seulement si la suppression des niches est quasi intégrale. Recommandation : publier la liste des ~20 niches majeures supprimées (crédibilité) et retenir publiquement 10-15 Md€ nets (déjà la position V4 publique — cohérent).
- Effet de périmètre à documenter : « exonération sous le médian » et « suppression des niches » se cumulent mal pour les foyers modestes qui bénéficient de crédits d'impôt remboursables (ex. emploi à domicile, garde d'enfants) : un foyer sous le médian exonéré d'IR perd le bénéfice des crédits remboursables s'ils disparaissent. À traiter dans la liste des niches conservées.
🛡️ Faisabilité
loi de finances ordinaire. Constitutionnalité : l'exonération sous un seuil est admise (progressivité, art. 13 DDHC) ; la suppression massive de niches crée des contentieux de situations acquises (investissements Pinel en cours, etc.) → clause de grand-père systématique pour les engagements passés (les dispositifs s'éteignent, pas de rétroactivité).
« Zéro impôt pour ceux qui gagnent moins que la moitié des Français. Un impôt simple pour tous les autres. Pas de privilèges. Universel et juste. »
Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
« Exonérer la moitié des Français, c'est déresponsabiliser : plus personne ne paie. »
« Quelles niches supprimez-vous exactement ? Le crédit d'impôt pour la garde d'enfants ? Les dons aux associations ? »
réponse à caler sur la liste arbitrée (question F). Ligne défendable : « Je publie la liste intégrale avant l'élection. Je garde ce qui aide les familles qui travaillent (garde d'enfants, emploi à domicile plafonné) et je supprime ce qui optimise (niches immobilières spéculatives, exonérations sectorielles sans contrepartie). 465 niches, 90 milliards : personne ne peut défendre ce maquis.
« Votre seuil crée une trappe : à 26 301 € on paie, à 26 299 € rien. »
Non : décote progressive à la sortie de l'exonération, comme aujourd'hui. Personne ne perd à gagner un euro de plus — c'est un principe absolu de mon barème.
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
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