- 4,8 M de travailleurs indépendants en France (3,87 M économiquement actifs, +4,4 % vs 2023) — répartition : 34 % artisans, 32 % commerçants, 21 % libérales non réglementées
- 60,4 % d'auto-entrepreneurs (Urssaf fin 2024) — revenu moyen 7 640 €/an (hors revenus nuls), précarité massive et « ubérisation » du salariat déguisé
- 1,7 M d'entreprises libérales dont 98,5 % sont des TPE
- 3,7 M d'entreprises en France 2024, dont plus de 95 % de TPE et petites structures
- Revenu moyen indépendants hors AE : 45 348 €/an (2023, Urssaf) ; professions libérales : 68 550 €/an
Doctrine « La France qui travaille » : reconnaissance républicaine des indépendants, commerçants et artisans (journée nationale, distinctions), pédagogie économique, priorité des aides à l'activité. La République honore tous ceux qui contribuent — aucun citoyen n'est désigné comme indésirable. Coût : < 0,1 Md€/an.
Architecture
- Reconnaissance républicaine des « Acteurs de la France » : Journée nationale du commerce, de l'artisanat et des indépendants ; distinctions républicaines (médaille du travail réinventée, ordre national du Mérite ouvert aux indépendants/commerçants exemplaires)
- Récit national valorisant : campagne d'information mettant en lumière les figures des indépendants, commerçants, artisans, professions libérales — « Ceux qui font la France au quotidien »
- École : valoriser le travail manuel et entrepreneurial : cohérence avec M73 (réhabilitation filières professionnelles), interventions d'entrepreneurs dans les classes, stages obligatoires en TPE
- Lisibilité gain/effort : transparence des chaînes de valeur (combien le commerçant gagne réellement sur 100 € de CA), pédagogie économique de la vie réelle
- Priorité dans l'allocation des aides publiques : la politique de l'effort est encouragée et soutenue (allègements de charges M6, IRPP zéro sous médian M9, zéro charge apprenti M74, SEIU M89) — par renforcement positif, jamais par sanction de quiconque
- Lutte effective contre les abus (déjà actée) : fraude aux arrêts maladie de complaisance (M44), fraude sociale, fraude fiscale — par les outils déjà gravés du programme, jamais par stigmatisation populationnelle
- Doctrine présidentielle : « La République honore tous ceux qui contribuent. Aucun citoyen n'est désigné comme indésirable. Mais la dignité du travail est restaurée comme valeur cardinale. »
Corrections factuelles
- 4,8 M de comptes de travailleurs indépendants fin 2024 (+5,6 %) ✓ — mais les auto-entrepreneurs représentent 60,4 % des indépendants (pas 66 %) ; revenu moyen AE : 7 641 €/an ✓.
- Revenu moyen des indépendants classiques (hors AE) : 45 348 €/an (2023, Urssaf — actualise le 39 230 €).
- Vacance commerciale : 10,64 % en moyenne dans les centres-villes en 2025 (Procos — record historique, contre ~7 % en 2012). Le « 14 % vs 6 % en 2010 » provient d'une autre méthodologie (Codata) : harmoniser sur Procos partout (programme, livret, livre, site) pour éviter le fact-checking. La fréquentation centres-villes -1,8 %/an ✓.
- Charge administrative : 142 j/an (PME) et 131 j/an (micro) + 44 Md€ de potentiel France = étude Sage/Plum Consulting 2017 — chiffre utilisable mais à dater en interview (« une étude internationale estimait déjà en 2017… ») ; alternative récente : IFRAP ~100 Md€ de charge administrative globale. L'enquête SDI 2025 (95 % aucun allègement constaté) ✓ récente et solide.
« Quatre millions huit cent mille indépendants en France. Trente-quatre pour cent d'artisans. Trente-deux pour cent de commerçants. Quatre-vingt-quinze pour cent d'entre eux disent que rien ne s'est simplifié pour eux ces dernières années. Pendant ce temps, ils consacrent huit heures par semaine à la paperasse — pour des gens qui font déjà cinquante heures. C'est indigne d'une République. C'est la première chose que je règle. »
- M89 SEIU 2-4 Md€/an ✓ (le poste dominant : IJ dès le 4ᵉ jour et alignement maternité — chiffrable précisément avec la CNAM avant presse).
- M90 commerces 2-3 Md€/an ✓ — mais la TVA 5,5 % « commerces de centre-ville » nécessite une dérogation européenne : la directive TVA ne permet pas de taux réduits géographiques (un produit identique ne peut être taxé différemment selon la rue). Reformulation sûre : taux réduit par nature de produit (alimentaire artisanal local — déjà largement à 5,5 %) + compensation budgétaire type « crédit d'impôt centre-ville ». (Question I.)
- M87/M88 : neutres budgétairement ✓, gains pour les entreprises hors budget État — toujours les présenter comme du pouvoir d'achat d'entreprise, pas comme des recettes publiques.
Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
- M87 présomption de conformité : extension de la loi ESSOC 2018, aucune difficulté constitutionnelle si les contrôles de sécurité/hygiène demeurent (c'est le cas — modulation par risque ✓).
- M88 « norme pour norme » constitutionnalisé : inédit mais juridiquement possible (le « one in, two out » britannique était réglementaire) ; la rédaction devra définir « équivalence en volume et complexité » de façon opératoire, sinon le Conseil constitutionnel y verra une injonction inapplicable. Prévoir l'évaluation par la DAPE comme organe de mesure.
- M89 présomption de salariat à 80 % du CA sur 24 mois : converge avec la directive UE 2024 sur les travailleurs de plateformes (présomption réfragable) — argument euro-compatible ✓.
- M90 CDAC à 400 m² + veto du maire : législatif, possible ; attention au contentieux « liberté d'établissement » — l'étude d'impact obligatoire et des critères objectifs sécurisent le dispositif.
« La présomption de conformité, c'est la porte ouverte aux fraudes et aux empoisonnements. »
Lisez la mesure : hygiène, sécurité, santé — les contrôles restent, coordonnés et renforcés sur les vrais risques. Ce qui disparaît, c'est le quadruple contrôle administratif du même papier par quatre administrations. Et le fraudeur avéré perd tout : sanction maximale, publication, exclusion des marchés publics cinq ans. La confiance n'exclut pas le contrôle.
« Le statut unifié va faire exploser les cotisations des micro-entrepreneurs. »
Non : harmonisation par le haut de la protection (maladie dès le 4ᵉ jour, maternité, retraite), avec un taux unique lisible sur le chiffre d'affaires. Aujourd'hui, un auto-entrepreneur malade trois jours ne touche rien — c'est ça le vrai scandale. La bascule se fait sur 24 mois, accompagnée, sans hausse brutale.
« Amazon rend service aux ruraux ; votre plateforme publique sera un Minitel d'État. »
La plateforme est opérée par les CCI/CMA avec les commerçants, pas par un ministère. Et je ne ferme pas Amazon : je lui fais payer sa juste part (CSMB) et j'interdis le dumping prédateur. L'équité, pas le protectionnisme de musée.
« Le veto du maire sur les zones commerciales : retour des baronnies locales ? »
Le maire est le seul à voir mourir son centre-ville en direct. Son veto s'exerce sur la base d'une étude d'impact publique, contestable devant le juge. Entre un classement parisien et l'élu du bassin de vie, je choisis l'élu.
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
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