La vie chère en outre-mer est structurelle. Contrairement à une idée répandue, l'octroi de mer ne pèse que 4,4 % du prix final ; les vrais responsables sont l'éloignement, l'insularité, l'étroitesse du marché et surtout l'oligopole de la grande distribution, dont les marges sont 2 à 3 fois supérieures à celles de la métropole. Cet octroi de mer finance pourtant les communes ultramarines à hauteur d'environ 1,3 milliard d'euros par an, et sa suppression brutale provoquerait leur effondrement budgétaire. Le bouclier qualité-prix déployé en Martinique et en Guadeloupe en février 2025 sur 69 produits a fait baisser les prix de 10,8 % en deux mois, mais il reste limité à ces deux territoires, alors que l'outre-mer ne produit qu'environ 20 à 30 % de ses produits essentiels.
Le bouclier qualité-prix est généralisé : aux Antilles, il a fait baisser les prix de 10,8 % en deux mois en 2025. L'État attaque les oligopoles de la distribution, dont les marges sont deux à trois fois celles de métropole. L'octroi de mer — 4,4 % du prix final, 1,3 milliard d'euros par an pour les communes — est maintenu et rendu déductible. La production locale est soutenue. Coût : 3 à 5 milliards d'euros par an.
Volet A — Octroi de mer : maintien + déductibilité ciblée
- Maintien de l'octroi de mer comme ressource des communes ultramarines (1,3 Md€*/an)
- Déductibilité immédiate sur les produits sans équivalent local : -3 % sur les prix concernés (recommandation Sénat)
- Refonte technique progressive vers une éventuelle TVA* régionale d'ici 2031 confiée au Collège (domaine Outre-mer + Économie), avec garantie absolue de stabilité des recettes communales
- Transparence : publication annuelle des recettes par commune sur data.gouv.fr
Volet B — Antitrust ultramarin
- Création d'une Autorité de la concurrence ultramarine renforcée (extension de l'Autorité de la concurrence nationale, avec section dédiée Outre-mer dotée de moyens propres : 50 enquêteurs supplémentaires, pouvoir de démantèlement des positions dominantes dans la grande distribution)
- Audit complet des marges par catégorie de produits, par enseigne, sur les 7 territoires — publication trimestrielle obligatoire
- Sanctions effectives : jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires mondial des groupes contrevenants
- Lutte contre les ententes entre grands groupes ultramarins (modèle décisions antitrust 2022 sur les Antilles, à amplifier)
Volet C — Bouclier qualité-prix généralisé
- Extension du bouclier qualité-prix Martinique-Guadeloupe à tous les territoires d'outre-mer (Guyane, Réunion, Mayotte, Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre-et-Miquelon)
- Élargissement à 200 produits essentiels (vs 69 actuels) : alimentaire, hygiène, scolaire, sanitaire
- Cadre négocié entre préfet, grande distribution, producteurs locaux — sanctions effectives en cas de non-respect
Volet D — Soutien massif à la production locale
- Souveraineté alimentaire ultramarine : objectif chiffré porté à 70 % d'autoapprovisionnement sur les produits essentiels d'ici 2032 (vs ~20-30 % actuels selon territoires)
- Exonération totale des charges sociales pour les entreprises agricoles, artisanales et industrielles locales
- Plan « Produire en outre-mer » : 2 Md€ sur 5 ans pour la modernisation agricole, l'agroalimentaire local, la pêche durable
- Subventions ciblées au transport intérieur (réduction des coûts logistiques entre îles d'un même archipel)
- Lien M34 Mercosur : sortie de l'accord = protection particulière pour les filières ultramarines (banane, sucre, rhum)
Volet E — Réforme de la continuité territoriale
- Continuité territoriale renforcée : aide au billet d'avion étendue (modèle corse), incluant désormais les voyages étudiants, médicaux et professionnels
- Réduction de moitié des tarifs aériens et maritimes pour les ultramarins via négociation avec compagnies (Air France, Air Caraïbes, etc.) + sanction effective si refus
« Je pensais que l'octroi de mer était le coupable de la vie chère. Les chiffres montrent que ce n'est que 4,4 % du prix final. Les vrais coupables sont l'éloignement, l'insularité, et surtout l'oligopole de la grande distribution. Je vais à la racine. »
~3-5 Md€/an (couvert par recettes du programme + redéploiement des aides outre-mer existantes parfois mal calibrées)
Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
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