Lancé le 09/06/2026 Rejoignez-nous
Pilier Égalité Outre-mer MESURE 103 / 144

Nouvelle-Calédonie : le dialogue repris, dans la République

Le constat

Les émeutes du 13 mai 2024 ont fait des morts, causé des destructions et effondré l'économie calédonienne. L'accord de Bougival du 12 juillet 2025, complété par l'accord Élysée-Oudinot du 19 janvier 2026, prévoyait un « État de la Nouvelle-Calédonie » au sein de la République, une nationalité calédonienne et une réforme du corps électoral, mais les indépendantistes du FLNKS* le refusent et le projet de loi constitutionnelle a été rejeté en première lecture à l'Assemblée le 2 avril 2026. Les accords sont de fait suspendus et le référendum prévu avant le 26 juillet 2026 est incertain. La Nouvelle-Calédonie est pourtant le point d'entrée de la France dans le Pacifique, dans une région marquée par la montée en puissance chinoise.

La mesure

Après le rejet parlementaire d'avril 2026, la France soutient la logique des accords de Bougival et reprend le dialogue à trois, avec le FLNKS. Une ligne rouge : la Nouvelle-Calédonie reste dans la République.

Position actualisée

le rejet du projet de loi constitutionnelle en première lecture (2 avril 2026) a suspendu de facto les accords de Bougival et Élysée-Oudinot. Le candidat soutient la logique des accords (un destin commun dans la République) sans s'enchaîner à un texte rejeté : reprise du dialogue tripartite incluant le FLNKS, audit Collège sans pré-arbitrage, et ligne rouge intangible : la Nouvelle-Calédonie reste dans la République.

Volet A — Ligne rouge maintenue : la Nouvelle-Calédonie reste française

  • Engagement présidentiel intangible : la Nouvelle-Calédonie demeure dans la République française (conforme à l'accord de Bougival du 12 juillet 2025 qui inscrit un « État de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République »)
  • Justification géopolitique : la Nouvelle-Calédonie est le point d'entrée français dans le Pacifique, dans une région marquée par la montée en puissance chinoise, le pivot américain, et la stratégie Indo-Pacifique de l'UE* — cohérence avec M51-54 Défense

Volet B — Appui à la réforme constitutionnelle en cours

  • Soutien actif au référendum prévu en 2026 sur l'accord de Bougival (« État de la NC », double nationalité, réforme du corps électoral)
  • Travail parlementaire avec le Sénat et l'Assemblée pour adopter le projet de loi constitutionnelle en cours (encore non acquis à l'AN)
  • Engagement présidentiel de garantir la mise en œuvre de l'accord si réélection 2027, quel que soit le résultat des élections législatives intermédiaires

Volet C — Audit Collège + Comité des sages calédonien

  • Audit complet du Collège (domaines Outre-mer + Affaires étrangères + Cohésion sociale + Défense) sur la situation politique, économique, sociale et sécuritaire calédonienne sur 12 mois
  • Comité des sages calédoniens réuni à Nouméa : représentants des principales tendances politiques (loyalistes, indépendantistes incluant FLNKS, neutres) + chefs coutumiers + société civile + chambres consulaires
  • Mission : sur la base de l'audit Collège, ouvrir un dialogue permanent et proposer des ajustements à l'accord de Bougival si nécessaire — toujours dans le cadre du maintien dans la République
  • Reprise du dialogue avec le FLNKS : sans céder sur la ligne rouge (NC dans la République), explorer les voies d'élargissement de l'autonomie au sein de la République (modèle Catalogne, Pays basque espagnol, etc.)

Volet D — Plan de reconstruction économique et sociale massif

  • 5-7 Md€* sur 5 ans pour la reconstruction post-émeutes 13 mai 2024 (économie nickel, tissu commercial détruit, infrastructures, logements)
  • Plan Nickel : restructuration de la filière nickel calédonienne (SLN, KNS, Prony) avec participation publique renforcée et garantie de souveraineté française sur les ressources stratégiques
  • Plan emploi jeunesse calédonienne : 50 000 jeunes formés ou en emploi d'ici 2032

Volet E — Maintien du dispositif sécuritaire

  • Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) maintenues à hauteur de 1 800 militaires + dispositif de gendarmerie renforcé
  • Pas de retrait militaire tant que la stabilité n'est pas garantie

« La Nouvelle-Calédonie ne peut pas sortir de la France — c'est notre point d'entrée dans le Pacifique. Mais sur le reste, un Président seul n'a pas la capacité de dire ce qui est bien ou mal pour ce territoire. Il faut un Collège d'experts avec un expert ultramarin pour donner son avis. »

Combien ça coûte, comment on finance
Coût estimé1.0–1.5 Md€/an
Statut du chiffrageChiffré
PrécisionPendant 5 ans (reconstruction 5-7 Md€)

Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).

Calendrier
Mandat
Mise en œuvre sur le mandat 2027-2032 — déclenchement selon la hiérarchie budgétaire (voir Qui paie ?).
Sources officielles
  • COR

Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.

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FLNKS
Front de libération nationale kanak et socialiste : le principal mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie.
Md€
Milliard d'euros — mille millions d'euros.
UE
Union européenne, les 27 pays membres.