Le taux de pauvreté a atteint 15,4 % en 2023, un record depuis 1996 : 9,8 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, soit 650 000 de plus en un an. Les associations de terrain voient la pauvreté s'intensifier : le niveau de vie médian des ménages qu'elles accueillent est tombé à 565 € par mois, contre 658 € en 2014, et 74 % d'entre eux vivent sous le seuil d'extrême pauvreté. La protection sociale protège moins bien qu'il y a huit ans, puisque seuls 28 % des ménages pauvres avant redistribution en sortent grâce aux prestations, contre 37 % en 2017. Pourtant, les politiques contre la pauvreté se décident sans ceux qui la combattent chaque jour sur le terrain, et des « non-publics » restent oubliés.
Un Conseil national de lutte contre la pauvreté est créé, coprésidé avec les grandes associations de terrain. Le principe est simple : elles savent, l'État finance. Le Collège des experts en fait l'audit.
Principe
« Aucune mesure structurelle sur la pauvreté ne sera décidée sans avoir entendu ceux qui la combattent quotidiennement sur le terrain. »
Architecture
- Création par décret d'un Conseil National de Lutte contre la Pauvreté (CNLP), doté de moyens propres et rattaché à la Présidence (et non au Ministère pour garantir son indépendance)
- Composition (50 membres répartis) :
- Représentants des associations historiques : Secours catholique, Secours populaire, Restos du Cœur, ATD Quart Monde, Fondation Abbé Pierre, Emmaüs, Croix-Rouge française, Solidarités Nouvelles face au Chômage, Le Refuge
- Représentants des personnes en situation de pauvreté (modèle ATD Quart Monde : "rien sur nous sans nous") — minimum 8 sièges
- Experts académiques : sociologie de la pauvreté, économie sociale, travail social
- Praticiens de terrain : travailleurs sociaux, médecins de PASS, juristes en accès au droit
- Représentants des départements (compétents RSA*, ASE)
- Mission permanente : alerter sur les évolutions de la pauvreté, proposer des réformes opérationnelles, évaluer les politiques publiques en cours, faire émerger les "non-publics" oubliés
- Avis publics obligatoires sur toute réforme structurelle des minima sociaux, du RSA, de la prime d'activité, des APL
- Articulation avec le Collège de gouvernance (M1) : le siège « Cohésion sociale » du Collège anime le dialogue avec le CNLP
Audit Collège
dans les 24 mois du mandat :
- État des lieux exhaustif de la pauvreté en France métropolitaine et ultramarine (cartographie territoriale, sociologique, intergénérationnelle)
- Évaluation rigoureuse des dispositifs existants (efficacité réelle, taux de non-recours, coût/bénéfice)
- Production d'un Livre blanc national « Sortir durablement de la pauvreté 2027-2037 » présenté publiquement au peuple
- Préparation des décisions structurelles soumises ultérieurement à l'arbitrage du Président, du Parlement, et le cas échéant du peuple par référendum
Volet contrôle
audit annuel des résultats par la DAPE* (M78), publication transparente sur data.gouv.fr.
« Tous les candidats vont promettre des milliards sur la pauvreté. Moi je vous dis : je ne sais pas. Mais je vais demander à ceux qui savent. »
Principe du programme : pas un euro d'impôt nouveau pour les ménages. Le financement global est détaillé dans Qui paie ? (recettes, dépenses, hiérarchie de déclenchement).
- ATD Quart Monde — Pour une vraie politique de lutte ; rapports associations 2024-2025
Sources citées dans le programme (édition vérifiée du 12 juin 2026). Lien vers le site officiel de l'institution quand il existe ; aucune URL n'est fabriquée.
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